Zoom sur les diagnostics contradictoires

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Zoom sur les diagnostics contradictoires

Lors d’une vente immobilière, le propriétaire-vendeur doit faire entreprendre une série de diagnostics techniques afin de fournir le maximum d’informations aux acheteurs. Savez-vous cependant que ces derniers sont autorisés à effectuer des diagnostics contradictoires pour vérifier la véracité des premières évaluations menées ? Voici ce qu’il en est. 

Qu’entend-on par diagnostics contradictoires ?

Les diagnostics contradictoires sont des contre-expertises réalisés à la demande d’un acheteur. C’est lui qui en prend l’initiative et c’est lui qui finance les frais induits. Contrairement aux diagnostics immobiliers classiques, ils ne sont pas obligatoires. Il revient à chaque acheteur de juger s’ils sont nécessaires ou non. Leur objectif est de confirmer ou de réfuter le contenu des rapports insérés dans le DDT (dossier de diagnostics techniques). 

À qui confier les diagnostics contradictoires ?

Les diagnostics contradictoires doivent être confiés à des diagnostiqueurs certifiés. L’acheteur doit faire appel à des professionnels différents de ceux mandatés par le vendeur afin de permettre une comparaison objective entre les résultats de leur travail. Le plus important est qu'ils soient entrepris par des personnes expérimentées, neutres et certifiées. 

Quand faut-il planifier les diagnostics contradictoires ?

Les diagnostics contradictoires peuvent être entrepris avant ou après l’acquisition. Il faut cependant s’y prendre assez tôt pour pouvoir agir rapidement en cas de résultats erronés.

  • Avant la signature du contrat de vente :

Le mieux est d’attendre que l’avant-contrat soit signé pour les planifier, car à ce stade, le vendeur ne peut plus accepter d’autres offres d’achat. Vous disposez alors d’un peu de temps pour planifier d’autres visites, pour faire faire une expertise du bâtiment et pour planifier des contre-expertises aux diagnostics immobiliers. Si ces dernières indiquent des incohérences préjudiciables, vous pouvez vous rétracter ou demander une baisse de prix. 

  • Après la signature du contrat de vente :

Si l’acte de vente a déjà été signé, il faut planifier les diagnostics contradictoires au cours des 12 mois qui suivent. Ainsi, en cas d’erreurs, vous pouvez tout annuler et obtenir un remboursement ou vous faire indemniser à hauteur du préjudice subi. 
 

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